Abbaye de Solesme

Abbaye de Solesmes

1973 : on sortait du Concile Vatican II. Le Pape était Paul VI. Le Renouveau charismatique n’en était qu’à ses débuts aux États-Unis. L’Église de France était encore sous le choc de la tempête de Mai 68 : Nombre de prêtres « défroquaient » les uns après les autres. Beaucoup de chrétiens se sentaient « déboussolés », ballottés entre intégrismes et désir de nouveauté.

Un groupe rennais  d’ados « cathos » manifestèrent à Béatrice et Gérard, qu’ils connaissaient,  leur désir d’en savoir plus sur leur religion. Ce ménage (jeune en ce temps-là), qui avait déjà beaucoup reçu sur le plan chrétien, était alors en lien avec les Dominicains de Rennes et les Moines de Solesmes. Ceux-ci les aidèrent de leurs conseils et les encouragèrent dans cet apostolat  insolite pour le catholicisme de cette époque : parler de l’Évangile, l’expliquer directement à des jeunes en se référant directement à l’enseignement de l’Église Catholique, de la part de laïcs, ça ne se faisait pas.

Car dès le départ le groupe voulut éviter les parlotes et les débats sans intérêts. C’est pourquoi fut mise au point  une méthode de réunion. Sans se douter que cela déboucherait sur un “mouvement”, on se mit à se réunir allègrement, tous les quinze jours, entre copains sympas, pour découvrir ce qu’il pouvait bien y avoir dans l’Évangile. Puis, très vite, à la demande générale, furent organisés des week-ends à Solesmes où des pères et des prêtres vinrent donner des enseignements plus structurés, écouter les confessions et suivre spirituellement les plus zélés.

Saint Jean-Paul II

Saint Jean-Paul II

Ensuite … année après année les copains amenèrent les copines, les copines leurs autres copains, les parents en parlèrent entre eux … Les groupes se multiplièrent, s’exportèrent hors de Rennes.

Parmi les facteurs favorables au développement d’Agapè, remarquons l’explosion de zèle qui suivit l’arrivée de Jean-Paul II, la prise en charge des nouveaux par les plus anciens, l’accueil extraordinairement favorable des communautés religieuses alentours (Beaufort, Boquen, Tressaint, La Cotellerie, Saint Pern …) et la maturation progressive de ces groupes dont les membres devenaient adultes, mariés ou engagés dans la vie religieuse.
Aujourd’hui les pionniers sont grands-parents et beaucoup ont eu la joie de voir leurs enfants suivre le même chemin qu’eux…

Des étapes décisives

Abbaye de Boquen

Abbaye de Boquen

Boquen : découverte des offices des sœurs de Bethléem. Elles chantaient les mélodies liturgiques du Père Gouzes sur un rythme extrêmement lent, ouvert aux profondeurs de le contemplation silencieuse. De là naissent les chants d’Agapè et « la prière du Jeudi » chantée toutes semaines le soir à la Basilique St Sauveur de Rennes. Cela durera dix ans.

1984 : élaboration du premier document dans lequel sont regroupées les intuitions de base des fondateurs.
Rencontre avec la Communauté Saint Jean : très régulièrement, le P. Philippe-Marie Mossu vient à Solesmes assurer l’enseignement de nos week-ends. Il sera ensuite remplacé par nombre de ses frères. Puis les intervenants se diversifieront de plus en plus.

Troussures : le Père Caffarel nous apprend à faire oraison. Du coup nos vies sont transformées par ces dialogues quotidiens que chacun d’entre nous entretient avec Dieu. C’est là que nous vient le nom d’Agapè. C’est aussi dans l’oraison que Gérard « découvre » le dessin de l’icône d’Agapè.

Troussures

Troussures

1991 : Les groupes deviennent trop nombreux et dispersés pour qu’il ne soit pas nécessaire de leur trouver une structure Canonique. Aidés par notre Conseiller Spirituel d’alors (le P. Jean-François Hue) nous élaborons des statuts d’association privée de laïcs. Monseigneur Julien les approuve, reconnaît la Communion d’Agapè comme catholique et la met ainsi sous tutelle diocésaine. Ces statuts nous ont permis d’affronter sereinement les crises de croissance qui secouent toutes les communautés nouvelles.

Puis les groupes se diversifient en Agapè-scolaire, Agapè-étudiants, Agapè jeunes professionnels, Agapè-Ménages, Agapè-dames.

2007 : le Conseil de la Communion élit pour la première fois son serviteur qui n’est plus son fondateur en la personne de Marine MAILLET, mère de famille, ancienne enseignante de mathématiques, déjà veilleur de la Communion de Nantes depuis un bon nombre d’années.