À quelques aménagements près, la méthode de réunion est toujours restée la même que celle définie aux débuts des groupes de partage d’Évangile.

Cette méthode est une discipline commune, acceptée par tous, destinée à valoriser au maximum l’avancée de chacun dans une connaissance de plus en plus claire et profonde de la personne de Jésus-Christ, de son message et de sa volonté.

Elle est basée :

  • dans la prière
  • sur le travail personnel de chacun,
  • l‘écoute mutuelle,
  • l’échange, et
  • la compréhension de ce que l’Église enseigne.

Contrairement aux techniques sociopsychologiques en vigueur dans les années 70, où les personnalités étaient priées de se gommer au nom de l’appartenance au groupe, la méthode d’Agapè appelle chacun à donner le meilleur de lui-même afin que tous s’enrichissent mutuellement de l’apport des autres.

Les idées y sont présentes, mais de telle façon qu’elles soient d’abord au service des personnes. Il s’agit de faire en sorte que chacun puisse « se cultiver » dans la Parole. Cette attention commune à chaque participant crée, par elle-même, des liens de groupe extrêmement vivaces, où la Charité trouve une terre riche en amitié pour s’enraciner, s’exercer et porter du fruit. Ainsi se vit déjà la doctrine sociale de l’Église où personnes et groupe ses conjuguent au service de leur bien mutuel.

On évite ainsi deux inconvénients :

  • La conférence théorique « ex cathedra », qui laisse au bord du chemin ceux qui ne « suivent plus »,
  • Les débats stériles autour de détails ou d’avis personnels sans autre intérêt que de satisfaire la vanité personnelle des participants … ce qui, en la matière, s’avèrerait particulièrement inopportun !